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Carnet d'un Aide-Soignant
mardi 19 juin 2007, a 22:50
Présentation

Le blog sur lequel vous venez d'atterrir (par hasard?) est une sorte de journal d'un jeune Aide-Soignant, d'un âge quelconque et d'une ville quelconque.

Vous n'y trouverez pas des réflextions philosophiques sur ce métier, ni des fiches sur l'art de la toilette en technique. Non, juste une vision parmis beaucoup d'autres de cette profession .


Cela fait un peu plus de 4 ans que je fais ce métier qui mérite que l'on parle un peu de lui. Je préciserai plusieurs choses avant de me lancer dans cette idée (souflée).


Je n'ai pas et n'aurais jamais la prétention d'avoir LA vision parfaite de ce métier. Je ne suis qu'un jeune AS en début de carrière à qui il reste beaucoup de choses à apprendre. C'est pourquoi je vous demanderai de lire ce qui suis avec un certain recul ou second dégré afin d'éviter une mauvaise compréhension.


Ce métier implique une certaine discrétion. On y parle de secret médical mais avant cela je dirai simplement que nous allons parler de gens comme vous et moi et personne n'aime être exposé aux autres, encore moins ses problèmes. Je tâcherai donc de toujours garder cette idée en tête. L'exercice reste néanmoins périllieux et je m'excuse d'avance si par malheur je viens à franchir cette ligne blanche.

 
Je mets ici un lien vers le site de l'AVERPASS, Association pour la Valorisation et la Reconnaissance de la Profesion Aide Soignante

www.soignant-hospitalier.com


mardi 26 février 2008, a 23:16
La galère pour venir travailler

Cela fais environs 5 mois que je suis dans le service de rééducation et j'y prend beaucoup de plaisir.


Malgré tout il y a quelque chose qui, au fil du temps, m'a à la fois déçu et franchement mis en colère. Je veux parler du manque de considération du l' Hôpital public et des difficultés à simplement venir travailler !!


Car dans l'hôpital dans lequel je travail il n'y a pas assez de place de parking pour tous les employés. Ainsi nous sommes plusieurs à devoir nous garer quelques kilomètres plus loin et faire le reste à pied.


Ceci n'est pas bien méchant me direz-vous...oui il y a pire bien entendu mais laissez moi juste vous raconter comment cela se passe au quotidien.


5h30: Lever

Ma femme se lève et va réveiller notre petite de deux ans pour la préparer à partir avec moi. Je me lève également et me prépare.


5h45: Départ.

Nous sommes moi et ma fille dans la voiture. Un bisou à maman qui va finir de se préparer pour aller elle aussi travailler. J'ai un peu moins d'une demie heure de trajet en voiture pour aller jusqu'à la crèche qui se situe à côté de mon ancien service.


6h10: Arrivée à la crèche.

J'y laisse ma puce en prenant le temps de lui enlever son manteau et de la confier aux auxiliaires.


6h15: Départ de la crèche

Il me reste quelques kilomètres en voiture pour aller jusqu'à l'endroit où je peux me garer, la berge opposée du fleuve qui longe l'hôpital. Une zone en pavés sans réèl marquage mais qui à au moins le mérite d'être gratuite et rien que ça c'est très rare !


6h20: Sortit de ma voiture je file de « bonne allure » voir même en courant sur environs deux kilomètres. En arrivant aux abord de l'hôpital je croise les voitures qui entre dans le parking dont l'accès est réglementé par une barrière ouverte avec une carte.


6h25: Arrivé dans mon vestiaire je me change en vitesse pour ensuite prendre l'ascenseur. Oui le vestiaire est en sous-sol et personne n'a pensé à faire un accès par un escalier, trop simple !!


6h30: J'arrive dans mon service, bien réchauffé par ma course.


Alors pourquoi n'ai-je pas accès à ce fameux parking me direz-vous? Et bien l'accès y est normalement réservé à ceux qui en ont le plus besoin. Ils entendent par là ceux qui habite loin et/ou ont des enfants à placer avant. Mais ce n'est pas mon cas? Ah bah si tiens, oui mais Monsieurs vous comprenez il n'y a plus de place. Non le Monsieurs il veux pas comprendre il veux juste pouvoir venir bosser dans de bonnes conditions.


Après avoir fait des lettres et être aller de visu plaider ma cause auprès du service concerné, j'ai réussis à avoir d'abord un accès la nuit, le week-end et les jours fériés... ça tombe bien c'est justement les jours où mon enfant va à la crèche !!!


Appellez moi c... aussi.


Aujourd'hui il y a une évolution, j'ai accès l'après midi, ouai ! Non sans rire c'est déjà pas mal par ce que le temps de route est plus long vers 13h00 à cause de la circulation et les places de parking sur la berge se font encore plus rare.


Cela me fait penser à une annecdote. Un soir je sors du travail, il est 21h00. Je cours vers ma voiture qui est garée le long du fleuve mais de l'autre côté du pont qui l'enjambe. Cette zone de parking à plusieurs petits poteaux de fer noirs posées en alignement. Une partie de ce parking est presque fermé par ceux ci sauf à un endroit par où plusieurs voitures sont passés ainsi que la mienne. Donc j'arrive à ma voiture et je vois que des poteaux ont été posés de tel manières qu'il ferment la sortie de cette zone du parking, avec nos voitures dedans !


Je vous laisse imaginer le tableau, je fini ma journée, ma petite m'attend à la crèche, il est plus de 21H00 et je ne peux même pas la ramenner chez nous !! Une personne dans le même cas était au téléphone avec le commissariat afin de trouver une solution, et les gentils policiers lui ont répondus « que vous n'avez pas à vous garer là, débrouillez-vous! » Merci beaucoup messieurs !


Ce n'est qu'en longeant la berge et en apercevant des traces de pneu que j'ai compris que certaines personnes ont pus sortir par ici.

Bref encore une raison de râler.


Certaines de mes collègues se sont vues annuler leur accès le matin car des travaux prévus ainsi que la démolition d'un parking va encore réduire les places.


La réponse de l' Hôpital? « Nous aimerions que les gens prennent les transports en commun et vous avez un parking à disposition à tel endroit avec des navettes. »


Alors les transports en commun, c'est vrai on a un tramway qui désert plutôt pas mal, mais mince je me lève déjà assez tôt comme ça pour rajouter encore du temps de trajet. Et mon litre d'essence me coûte assez cher pour en plus acheter un titre de transport. Et pour le parking et la navette c'est un peu pareil car il est plus loin que là où je me gare actuellement et même avec la navette vous pouvez rajouter environs 10/15 minutes, vous vous rappellez mon timing? Et enfin ces navettes s'arrêtent le soir à 18h00, donc vous devez y aller à pied, le soir après le boulot à 21h00, mesdames restez près des lumières.


Comme les laces se réduisent avec le temps je pense que ma petite berge gratuite va lentement mais sûrement se retrouver pleine et je ne sais pas comment je vais faire. Wait and see.


Pour celles et ceux qui pensent qu'il y pire comme conditions pour aller bosser je répondrai que oui il y ceux qui ont plus d'une heure de RER par exemple mais me retenir de me plaindre ne va pas changer grand chose et j'en arrive à un point où avec les conditions de travail que nous connaissons tous ( dans ce corps de métier) je pense pouvoir demander d'avoir au moins quelque chose de concret pour résoudre ce problème, et nous sommes tellement nombreux dans ce cas...

dimanche 02 décembre 2007, a 23:26
La réanimation chirugicale

Me voilà donc depuis trois mois tout juste dans le service de réanimation chirurgicale (la réa chir pour les connaisseurs). Ici tout est différent (ou presque).

Vous vous rappelez des patients dont je m'occupais en rééduc' et qui apprennaient à vivre avec leur(s) handicap(s) souvent à la suite d'un accident? Et bien plusieurs d'entre eux sont passé avant par la réa chir. Ici le but n'est pas la rééducation mais tout simplement le maintien de la vie. Quelqu'un viens d'avoir un accident de la route, il est passé au bloc opératoir des urgences puis nous le recevont pour surveiller sont évolution, maintenir les constantes (pouls, température, tension...). On peux donc considérer que l'état de ces personnes est souvent préocupant voir gravissime. Nous avons 14 lits et une soixantaine de soignants toutes catégories confondues (AS, IDE, kiné, médecins..).

J'ai eu du mal au début à me faire à l'organisation dans les soins. Un AS travaille en binôme avec une IDE pour deux à trois patients le matin et Trois à quatre le soir. L'AS fais les soins de confort et d'hygiène (toilette, prévention d'escarre, soins de bouche, changement du linge...), l'IDE aide pour les retournements puis fais ses propres soins (pansements, administration de traitments, surveillance des constantes...). La grande différence réside dans le fait que je n'avais plus une liste de patients définie pour la semaine avec des horaires à respecter en fonction des séances de kiné ou ergothérapie. Non ici tu t'organises en fonction des soins et de ton IDE. Je voulais du changement près tout.

Le changement je l'ai eu ausi avec l'équipe puisque j'ai de nouveaux collègues. Je quittai des persones avec qui j'avais créer des liens forts autant par le travail mais aussi en dehors, je les remercis encore pour le pot de départ qu'ils m'ont offerts :-)

Vous souvenez vous des premiers jours avec une nouvelle équipe? Avouez qu'on est pas très à l'aise même quand celle-ci vous accueille très bien ce qui fus mon cas mais vous venez avec votre expérience, vos connaissances, votre acquis, vos habitudes et vous devez mettre tout cela "en réserve". A vous de vous metre au pas avec les habitudes et les protocoles du nouveau service tout en essayant de proposer votre savoir-faire sans pour autant passer pour "celui qui sais mieux", "celui qui veux tout changer", "oh y en a que pour ton service". Heureusement je n'ai eu aucune de ces réflextion, signe je pense que je m'en suis pas trop mal sortis ;-)

dimanche 02 décembre 2007, a 23:22
Allez on s'y remet !!!

Bon, cela fait un sacré bout de temps que je n'ai plus écris ici, un peu de manque de temps mais aussi une crise de flemme.

Comme excuse je dirais que je repars presque à zéro en terme de boulot puisque je viens de changer de service comme annoncé plus haut. Donc beaucoup de choses à apprendre ou à revoir, du stress, des remises en question (tiens pour changer), des envies de râler contre l'administration...mais les voilà tes sujets !! ^^

'suis bête des fois.

vendredi 31 août 2007, a 23:35
La fin d'une période et une nouvelle étape.

Vendredi prochain je ferai ma dernière journée dans ce service de rééducation fonctionnelle.




En effet j'ai demandé une mutation en réanimation chirurgicale. Au bout d'environs trois ans et demi j'ai eu envie de changer. Je ne dirais pas que je n'ai plus rien à apprendre dans ce service, loin de là car j'en apprend encore aujourd'hui, mais j'ai le sentiment d'avoir fait un peu le tour.




Je sens aussi et surtout une certaine lassitude dans le travail. Vous savez quand il n'y a plus cette petite envie de bien faire, ce petit plus que vous voulez donner aux patients. Et bien moi c'est un peu ça. Ce service accueille des personnes qui demandent beaucoup d'attention, d'aide et de patience. Un grand investissement de soi est nécessaire et je me sens un peu «vidé». Je suis fatigué par toutes ces petites choses dont je vous ai parlé dans les précédents articles.




En toute honnêteté je dirai que les gens qui me connaissent peuvent me qualifier de « gentil ». C'est à dire le gars cool qui ne râle pas souvent et qui, en particulier dans le travail, prend le temps d'écouter et de faire ce qu'il peut pour aider. Et bien j'ai sentis au fil du temps que cette envie d'être sympa avec les patients (ou même les collègues), de faire ce petit effort en plus n'était plus. Je peux même dire que parfois je me suis sentis devenir, disons le carrément, con !




Je m'explique. Il y a eu des périodes difficiles, tensions nerveuses, fatigue physique comme morale et tout cela fait que l'on supporte moins bien les nombreuses demandes des patients. Ainsi plusieurs fois je me suis dis dans ma tête « quel chi... celui là ! » C'est moche, compréhensible mais moche. C'est là que j'ai vu un changement chez moi. Dans mon caractère, mes paroles, mes attitudes. Je suis devenu plus dur, moins patient et finalement assez différent de ce Eddie que l'on pouvait qualifier de « gentil ». Le pire fut que ce changement arriva aussi dans ma vie privée, là j'ai fais « c'est bon on passe à autre chose ». Je m'excuse d'ailleurs auprès de mes amis, ma famille et surtout auprès de ma chérie et notre petit amour pour les coups de gueules et le manque de patience auquels vous avez parfois assistés, le gentil Eddie revient, il a muri mais reste cool ;-)




Alors mesdames et messieurs les soignants, quand vous sentez ce changement en vous, quand la fatigue du travail prend le pas sur votre vie privée, partez! Changez de service ou d'établissement (dans la mesure du possible bien entendu) mais ne laissez pas ce travail faire de vous cette caricature de soignant aigri,usé par le travail que l'on c'est promis de ne pas devenir quand nous étions à l'école. Et pourtant je suis jeune et en début de carrière mais j'ai sentis que je ne faisais plus mon travail aussi bien qu'avant.




Bon mis à part ce bilan un peu triste je garde plusieurs points très positifs de ce passage.




Même si trois ans et demi cela reste une paille dans une carrière, ce fut ma plus longue période dans le même service. J'ai l'impression d'y être resté au moins cinq ou six ans. Je commençai même à me faire qualifier d'anciens par certains nouveaux du même âge :-)



 

mardi 21 août 2007, a 02:59
Des décisions, des réflextions et des règles qui font loi

Les attitudes que nous avons face aux patients sont essentielles dans notre travail. Nous ne nous occupons pas de simple objet ou produits mais bel et bien de personnes et donc une décision ne se prend pas sans réflextion.



Face à un problème, l'équipe soignant à ce que l'on apelle le protocole du service. Dans l'article précédent nous avons un problème de peau qui peut dégénérer à l'escarre et qui implique de ne pas lever le patient pour éviter tout appui sur la zone fragile. C'est décidé ainsi et pas autrement, c'est le protocole. Celui-ci a fait plusieurs fois ses preuves puisques des centaines de rougueurs ont disparues, mais il ne laisse plus beaucoup de place aux initiatives personelles et aux exceptions.


C'est un risque, à force de faire pareil pour tous on en vient à suivre les consignes sans trop réfléchir et donc à imposer NOS décisions aux patients sans trop se soucier de leur avis.


La Directrice de mon école d'Aide-Soignant nous avait mis en garde face à un attitude à laquelle on arrive facilement. Celle du « JE suis le soignant professionnel qui sait et VOUS êtes le patient qui avez besoin de MOI et de MON avis » Elle nous disais aussi qu'en effet le patient a besoin de nous aujourd'hui mais demain cele pourrai très bien être nous qui aurions besoin de lui dans un autre contexte.


Cette philosophie ne plait beaucoup car elle permet de garder un peu d'humilité et de rester humble face aux gens. Oui le patient ne sais pas au début ce que c'est qu'une escarre et comme on y arrive. Oui il a des comportements à risque vis à vis de lui même et parfois plusieurs mois ou années après l'accident. Vous pouvez, voir devez lui dire ce que vous en pensez dans son intérêt mais ensuite n'oubliez pas que cela reste son corp et sa vie et qu'il en reste le seule maître. Ne pas décider pour autres, quand on est soignant c'est difficile car on demande aux patients de nous faire confiance dans nos gestes et nos décisions.



Un petit exemple concret? Vous etes en maison de retraite ou en service de long séjour, une personne agée grogne ce matin car elle ne veux pas être lévée n'y aller à sa séance de kiné. Très souvant on verra l'équipe la forcer gentiment à se lever par ce que « vous n'allez pas rester au lit toute la journée, et puis ça va vous faire du bien de bouger... » Il n'y a pas des jours où on aimerai rester au lit?...


J'ai plusieurs fois entendu des patients que l'on apelle des « anciens » car présents dans le service depuis un moment on d'autres qui sont retournés chez eux, nous dirent qu'ils n'appliquent plus certaines méthodes proposées chez nous et qu'ils ne s'en portaient pas plus mal voir même mieux. Comme quoi l'hôpital n'a pas toujours raison.



Vous qui lisez ces lignes et qui maintenant êtes décidés à changer les choses dans votre service ou établissement, je vous souhaite bien du courage !! ;-) Car vous allez faire face à une équipe ancrée dasn ses habitudes et ses organisations inscritent dans les murs comme dans une plaque de marbre (que même Moïse il pourrai pas les briser ^^ ). On appelle cela nager contre le courant...et j'en parlerai dans le prochain article.

 

mardi 21 août 2007, a 02:28
Réaction enflammée d'un patient et réactions adaptées.


Je voudrai parler d'un jeune patient que nous avons reçu il y a quelques semaines et en particulier de ses réactions vis à vis de ce qu'il vit et des attitudes que nous pouvons avoir face à lui.



Je l'appellerai Matt. Il a 21 ans et est tétraplégique à cause d'un mauvais plongeon dans la mer et d'une vague qui a suivie... je vous laisse imaginer l'horreur de la situation.



Ce jeune homme qui est tout sauf méchant possède un caractère bien trempé. Il aime que les choses soient faites quand il le demande et comme il le veux. Alors s'installe des situation parfois problématiques selon les organisations du service et ses besoins. Il lui est même arrivé plusieurs fois de traiter de noms d'oiseaux plusieurs membres de l'équipe soignante sous le coup de la colère.



Il y a peu, un problème de peau nous a forcé à décider de ne pas lever Matt au fauteuil à cause du risque que cela ne vire à l'escarre. Quand il a appris cela il a piqer une grosse colère et a lancer des insultes aux soignants présents. Prémière réaction : vous êtes choqués par son attitude alors que vous avez agis pour sa santé et selon le protocole du service (rougeur --> pas de levé). Mais ensuite vous vous rendez compte que ce jeune homme vis un moment de drame et de frustration intense. En parlant un peu avec lui j'ai compris qu'il avait une très grande motivation pour récupérer un maximum d'autonomie et que que le fait d'être assis en fauteuil électrique lui a fait beaucoup de bien (se déplacer seul, allez dehors, voir les autres patient etc...). Et nous, nous lui demandions de rester toute une journée dans sa chambre avec une chaleur étoufante.en plus il loupai sa séance de kinésithérapie si importante à ses yeux car source de retour à l'autonomie. Cela il me le dit parmis des larmes et des insultes envers l'interne qui avait prie la décision.



Question aux soignants qui lisent ce texte : Qu'elle est la priorité dans un cas comme celui-ci? La préservation de sa peau car celle-ci est fragile et un soin d'escarre est long et lourd? Ou son bien être sachant qu'il est en grande soufrance intérieurement?



Personnellement je me pose des question car si je veux aller dans le sens de ce patient et souhaite lui donner une bouffée d'oxigène en le levant, quelques heures par exemple, j'accompagne aussi son attitude qui est la prise de risques. Plusieurs fois nous lui avons déconseillé certaines choses en prétextant qu'il se mettait en danger mais lui ne semblai pas s'en soucier (encore une fois le dénis pour ceux qui on lus l'article plus haut).



Bref il a finalement passé sa journée au lit bon grés mal grés, la peau se soigna d'elle même et il put retourner au fauteuil le lendemain.



Mais l'histoire ne se termine pas comme ça et il y a beaucoup de choses à dire de cette scène révélatrice de beaucoup de question sur notre métier et de l'hôpital.

 

lundi 20 août 2007, a 09:56
Debout !

Voici un livre que j'ai parcouru à la Fnac il y a quelques jours et qui je pense mérite toute notre attention.

Il s'appelle Debout ! et est écrit par Grégory Perrin, un homme de 33 ans tétraplégique depuis l'âge de 17 ans à la suite d'un accident de moto et qui aujourd'hui à réussi à devenir Trader (opérateur de marché en bourse).

Il commence son livre par une grève de la faim devant le Palais de L'Elysée afin d'obtenir le droit de travailler malgré son handicap. Ensuite viennent les chapitres sur son accident puis les longs mois en centre de rééducation. Viennent ensuite le combat pour cette profession qui le faisait réver : trader.

J'y ai lu des scènes que j'ai vu dans le service où je travaille sauf qu'ici vous avez la vision intime d'un patient avec ses espoirs, ses déceptions et ses coups de gueule.

Le livre mérite d'être lu par tous pour toutes ces petites choses qui compose la quotidien d'une personne en fauteuil et que nous ne pouvons pas soupçonner. Mais je le conseille aussi aux soignants qui s'occupent de personnes dans ce cas et qui trouverons ici une autre vision (du service hospitalier et de l'hôpital entre autre) et pourrons en enrichire leurs soins.

Bonne lecture.

P.S. Julia si tu passe par là je pense que tu aimeras ;-)

jeudi 09 août 2007, a 09:13
Des comportements qui posent questions.

J'ai souvent vu des comportements de patients que je n'ai pas bien compris. Alors que vous leur proposez ce qu'il faut pour progresser ou gagner en autonomie, ils refusent et adopte une attitude de refus. Je m'explique par un exemple.



Nous avons un jeune patient tétraplégique à qui il est proposé d'avoir une opération visant à lui permettre de se faire lui même ses sondages urinaires si difficiles pour lui en fauteuil. Mais au début il a refuser cette opération, prétextant qu'il en préférai une autre qui le laisserai avec une poche à urine 24h/24h. Pourquoi ne pas vouloir la première opération qui lui donnerai plus d'autonomie dans la journée et préférer celle qui le condamne à une poche accrochée à sa jambe? Ce comportement de refus nous l'avons plusieurs fois vu chez lui mais aussi chez d'autres patients.



En cherchant un peu et en discutant avec lui nous avons pus noter une grande souffrance due à son état. Ceci est tout à fait normal mais plutôt que de lutter contre son handicap il va avoir un comportement contraire. On peut penser que cela est une forme de dénis du handicap. Le patient ne veux pas voir ce qui lui arrive et cela peut s'illustrer par des attitudes diverses : refus de soins adaptés ou qui permettrai plus d'autonomie, comportements enfantins où le patient joue avec les soignants pour avoir ce qu'il désire.



Voici un exemple de denis assez fort. Un patient est venu voir le médecin du service lors d'une consultation. Au moment de l'examiner, le médecin découvre une escarre au niveau des hanches, pas une petite mais une qui devait être là depuis plusieurs jours et qui nécessitait un appui continue. Quand le médecin à demandé comment cela a pus arriver le patient a regardé sa plaie et a dis «  c'était pas là ce matin » Ceci n'est pas possible et cette personne a bien vue son escarre mais le refus (le dénis) ne lui a pas permis d'accepter cela au point d'aller jusquà l'ignorer totalement.



Combien de fois j'ai vu des personnes en fauteuil nous tenir que « de toute façon ils remarcheront », alors que le médecin lui a dis qu'il y avait peu de chance (voir aucun) que cela arrive? On a beau savoir ce qu'il en est, on espère toujours un peu au fond de nous que « cela n'est pas vrai, qu'ils se trompent, que cela ne se passera pas comme ça avec moi... »



Le dénis est un comportement qui fait partit du processus de deuil d'une personne victime de la maladie ou du handicap, c'est presque un passage obligé qui différent selon chacun.



Pour nous soignant, quelle attitude à adopter? J'avoue que le patient dont je parlai au début m'agace souvent car il manque tellement d'ardeur et est si passif que l'on a envie de lui dire «  mais bon sang remue toi ! Pourquoi tu te laisses aller alors que tu pourrais t'en sortir mieux que ça? »



Mais comment réagirions-nous à leur place? Je pense que face à un comportement de dénis il est bon de parler avec le patient pour comprendre son attitude, prendre en compte sa souffrance mais aussi lui expliquer pourquoi son attitude n'est pas bonne et ce qui est bon de faire, mais surtout par étapes. Parfois il faut aussi accepter que la personne refuse certains soins, c'est son choix.

 

jeudi 09 août 2007, a 09:09
Une certaine discrétion

Cela fait un moment que j'hésite à parler des patients que je rencontre dans mon service de peur de porter atteinte à leur vie privée. Bien en tendu l'anonyma reste une condition sine qua non mais parler de Mme B dans un mémoire de fin d'année ou sur un blog plus largement diffusé, ily a une différence qui mérite que l'on réfléchisse un peu. Je resterai donc vigilant à ceux qui sera écrit ici.



 

lundi 09 juillet 2007, a 10:31
Le respect des patients vers les soignants... encore

Allez revenons à des exemples plus « quotidiens »


L'hôpital publique devrait être un exemple pour ce qui est du respect des consignes en particulier vis à vis du tabac. Et pourtant combien de fois j'ai trouvé des patients fumants dans leur chambre voir même leur lit.



Ici le non respect est multiple. Le patient vous impose sa fumée dans le nez, vous rentrez à 7h00 dasn une chambre pestillentielle, le voisin de chambre peux aussi en profiter qu'il soit fumeur ou pas et surtout vous risquez de mettre le feu aux draps de votre lit et condamner ainsi les autres patients.

Vous trouvez que j'exagère un peu sur ce dernier arguments? A peine. J'ai vu lors d'une formation incendie la vitesse à laquelle brûle un drap, quelque secondes suffises pour enflammer le lit, c'est impressionnant et même si le patient vous dit « je fais attention » le risque est là (d'autant plus que lorsque l'on est tétraplégique et que tenir une cigarette reste difficile...laissez moi rire...jaune). Je pourrais même en rajouter sur ce point en précisant que j'ai vu des patients fumer dans leur chambre sur un lit à matela à air ! Ils sont spécialement conçu pour soutenir le patient sur un coussin d'ir et préserver la peau en cas de grand besoin (j'en parlerai plus tard). Vous imaginez une petite cendre incandescente qui tombe sur plusieurs mêtres d'air en pression? De la grande bétise humaine selon moi.


Et tout cela se fait bien entendu ouvertement puisque personne n'arrivent (ne veux) empécher ces personnes de faire prendre ses risques aux autres. J'ai même entendu une jeune patiente nous lancer « je m'en fous le médecin il dit ce qu'il veux je fumerai! ».



Je préciserai que le but n'est pas de sigmatiser une fois de plus les fumeurs, on n'est pas dans le débat sur la ciarette. J'en ai parlé avec plusieurs de ces patients fumeurs et il est vrai que rester cloué au lit pendant des semaines sans pourvoir en griller une cela doit être très très difficile. Mais le non respect est vraiment présent quand le patient reffuse les patchs (sans au moins avoir essayé) ou fume dans sa chambre alors qu'il sort tous les jours dehors.



Brefs ceci peut mener à un long débat entre les soignants, les patients et l'Hôpital mais j'ai souvent ressenti ce dernier ne semblai pas vouloir se préocuper de la situation de manière franche... avis personnel bien entendu ;-)

 

lundi 09 juillet 2007, a 10:00
Le respect des patients vers les soignants


J'ai parlé plus haut du respect que nous devons aux personnes dont nous nous occupons mais maintenant je vais parler de celui auquel nous avons aussi droit.


On peux partir des petits exemples de la vie quotidienne aux non respect vis à vis des institutions.



Vous avez sûrement reçu en pleine figure cette fameuse phrase qui fait chaud au coeur : « vous ètes payés pour ça! » La phrase qui vous rabaisse au rang d'éxécutant qui agit sans réfléchir et donc l'action se résume à sa paye. Personnellement je n'ai pas eu la chance de l'entendre pour moi mais le jour où cela arrivera je pense répondre par ceci:

« Oui je suis payé pour ça mais je pourrais aussi rentrer dans votre chambre tous les jours en faisant la tronche et en vous parlant comme un moins que rien et malgré cela je serai payé autant ! » Non mais :-)



Autre exemple de non respect, le fait de jouer avec les différents soignants. Vous prennez un patients qui a besoin de vous pour certains gestes de la vie quotidienne et que vous aidez en fonction, rien de plus normal (rapellez vous vous ètes payés pour ça ;-) ).


Mais souvent on vous demandera de l'aide pour des gestes que pourrons faire le patient. Bon ne soyons pas sans coeur la raison est souvent que la personne est fatiguée autant physiquement que psychologiquement. Mais notre but est tout de même la rééducation alors certains jours vous insiterez pour que le patient le fasse lui même. Le lendemain un autre collègue sera à vôtre place et ne sera pas forcement au courant des évolutions, il demandera à la personne si, par exemple elle pourra faire elle même son transfert du lit au fauteuil ou se maquiller et que croyez vous qu'aura l'AS comme réponse? Gangné « non il faut que tu le fasses » Il est vrai que ce n'est pas très méchant surtout lu comme ça hors contexte mais le plus génant (et le non respect est vraiment là) est que vous avez l'impression de ne pas pourvoir faire confiance à cette personne et que vous devez vous concerter entre collègues pour des sujets tellements bateaux comme pour un enfant. Au bon de plusieurs mois cela devient pesant et lègèrement fatiguant. L'exemple peux s'étendre avec les kiné qui vont faire des yeux comme des billes quand vous leurs direz que tel patients vous demande de le mettre au lit alors qu'il fait tous ses transferts en salle de kiné...fatiguant je dis :-)



 

vendredi 22 juin 2007, a 02:49
La discrétion

La discrétion


Un sujet plusieurs fois abordé et sous différentes formes. On pense tout de suite au dossier médical que l'on va garder précieusement dans la salle de soin. Mais chercher bien et vous aller trouver des exemples simples où la discrétion n'est pas vraiment parfaite...


« Joceline ! Tu peux venir m'aider? Madame X est dans les selles ! »


Vous voyez? Vous avez tous entendu ça au moins une fois dans un couloir de service. Et on a pas besoin de le crier pour qu'un autre patient soit au courant des problème d'un autre. Voyer l'AS venir doucement à la porte d'une chambre pour prévenir sa/son collègue que «  Tu t'occupes de la 108 moi je vais finir la douche de la 110 » Ici on notera un effort puisque les noms sont replacés par les numéros des chambres mais croyer moi, au bout de quelques mois les patients connaissent très bien les chambres ET leurs occupants... D'ailleurs au passage je vais vous faire une demande : Par pitié ne parler d'êtres humains avec des termes comme « le bain du 108 » ou encore « je fini au 102 ». On peut parler de chambre bien entendu et donc donner les numéros mais écoutez vos phrases et vous verrez que cela sonne mal. Et on ne « fini » pas un patient. Plusieurs fois entendu et, hélas, prononcé par moi aussi.



Il me reviens un autre exemple: Vous ètes à faire une toilette avec votre collègue et alors que le patient est allongé entre vous, on entend dire que « on ira à la 45 par ce qu'il a rendez-vous puis tu iras aider le 46 à aller sur le montauban. » Si si on le dis...Si un collègue rentre pour vous prévenir de quelque chose, demandez lui d'attendre une seconde et de vous dire cela dans la salle de bain par exemple, mais au dessus du lit.


Même si la porte est fermée et que vous parlez dans le couloir, sachez que tous les patients ne sont pas dur d'oreilles, voir même aiment beaucoup écouter ce qui se passe. Combien de fois j'ai appris que tel patient allait avoir une radio de contrôle pour ses selles par son voisin de chambre... Pour notre chère salle de repos c'est pareil, les murs sont fins et les portes aussi et j'ai souvent remarqué que l'on entendait très bien dans le couloir se qui se disait pendant la pause. Et, avouez le, on aime souvent parler de nos patients et des difficultés que l'on a avec certains, non?



Autre cas de manque de discrétion. Vous parler avec un patient et au fil de la discussion vous en venez à dire que « oui le voisin à un sale caractère », « il doit sortir bientôt mais c'est pas sûr et il ne le sais pas »...Nous n'avons pas à aborder ces sujet avec eux. Cela semble simple comme ça mais je peux vous assurer que cela arrive facilement quand on s'entend bien avec certains pateints. Il n'a pas à savoir que vous n'aimez pas untel ou un autre.



Dans l'autre sens, méfiez vous de ce qu'un patient vous dis au sujet d'un autre. Si cela concerne un collègue qui selon lui à mal fait son travail, je vous conseille de laisser passer ou de voir directement avec la personne concernée si besoin. Beaucoup de rumeurs partent comme cela.



Mais la discrétion n'est pas forcement verbale. Elle est aussi visuelle.



Pendant que vous faite une toilette, s'il vous plait mettez une serviette sur le patient qui se retrouve nu sur son lit. Ma directrice à l'école d'AS m'a repris plusieurs fois lors d'une évaluation (non noté heureusement) par ce que je ne mettais rien alors que je me tournais pour rincer mon gant. Cela peut parraitre bête quand on l'écrit mais pensez y quand vous le ferez, personne n'aime être le sexe à l'air même quelques secondes.



Avez-vous observé que même si l'on frappe aux porte, on n'attend jamais la réponse avant d'entrer? Et alors que vous passez l'entrée vous murmurez un « pardon » devant vos collègues et leur patient à moitié nu sur son lit. Là encore l'exemple de la serviette prend du sens...



Je parlai un peu plus haut des dossiers médicaux. Il est rares de les voir traîner ici et là même si je l'ai vu lors des visites des médecins qui traînent leurs chariots derrieres eux et laissent donc à portée de tous des infos sur tous les patients.


Mais restons plus simples chers collègues AS et pensons à ce que nous manipulons régulièrement. Les dossiers ou « cardex » contenant les déroulement des toilettes des patients. On en a tous car ils nous servent à savoir quoi faire avec chacun. Et bien vous verrez souvent ces carnets, ou fiches selon les services, posés sur les chariots de linge ou sur les rambardes des couloirs, à portée de tous.



Alors? Toujours pas de petit sourire en coin avec une phrase du genre : « c'est vraiqu'on fait comme ça »?



Personne n'est parfait et le quotidien fait que l'on oublie vite ce que provoquent nos geste ou nos paroles.



Je ferai d'ailleurs un sujet sur ces deux thèmes plus tard.



Cela fais quelques jours que je me suis amusé à faire ce blog, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, encore une fois je ne fais que noter ce que je vois et cela est décrit selon mon modeste point de vu. Si vous voulez rajouter des exemples qui mériteraient d'être notés, allez-y.



A bientôt.

 

mardi 19 juin 2007, a 23:25
La proximité soignant / patient

Notre service accueille des personnes pouvant rester de quelques mois à plus de trois ans. C'est long, très long et cela implique de revoir régulièrement notre comportement de garder cette fameuse « barrière »


Nous tutoyons facilement plusieurs patients, je sais que l'on nous déconseille cela à l'école mais que voulez-vous? Cela viens presque naturellement quand vous vous occuper des mêmes personnes pendant si longtemps 365 jours par an.


Mais il reste un risque. Comme je viens de le dire le séjour est pratiquement de 365 jours par an, 24h/24h ainsi des habitudes s'installent. Ils arrivent que certains patients nous parlent de manières familières et vice versa et souvent cela permet de créer un lien de confiance particulier qui aide dans le quotidien.


Mais il arrive par exemple que certaines de mes collègues aient été l'objet de « moqueries » ou de petites phrases peuvent mettre mal à l'aise, surtout entre jeunes. Ceci est rarement dit dans l'intention de bléssé ou choquer mais cela nous touche tout de même.

 

mardi 19 juin 2007, a 23:04
De nombreux collègues, une organisation et ses aléas.

Mais alors que pouvons-nous dire du métier d'Aide-Soignant dans ce service?

Et bien parlons quand même du quotidien. Notre travail consiste à aider les patients dans les gestes de la vie quotidienne. Et comme le quotidien dure vingt-quatre heures vous y trouverez des AS du matin (6h30- 14h00), du soir (13H00-21h00) ou du soir (20h30-7h00).


Commençons par le matin voulez vous.

Donc, arrivée 6h30. L'oeil frais comme la blouse (certaines de mes collègues se lévent à 5h00), chacun se mets à son poste.


Ahhh les postes. Et oui il faut savoir que ce service compte pas moins de 11 AS le matin pour 30 patients répartis dans 6 secteurs, je sais pour une AS de maison de retraite cela peut choquer mais je vous rassure tout de suite les matinées sont bien occupées. Et dans tout travail en équipe il y a une règle:

Plus grand est le nombre de personnels présent sur un même lieu, plus grandes sont les chances qu'un grand bazar se créé (qui à dit bordel?).


Donc nous arrivons et tout de suite un coup d'oeil (frais) se pose sur le planning pour y voir quel poste vous est attribué. Untel s'occupe de préparer les chariots de petits déjeuners, untel prépare les chariots de ménage (oui l'AS fait aussi le ménage ne l'oublions pas), untel passe prendre les températures des patients dans chaque chambre (je rappelle qu'il est entre 6h30 et 6h45...c'est là qu'être un vrai ninja silencieux se révèle être pratique) et les autres restent en salle de soins pour prendre les transmissions de la veille. Et malheur à celles et ceux qui se trompent de poste, le planning est pourant clair !! Quoi des ratures? A ce point? Ah bon d'accord...


Je redeviens sérieux deux minute pour faire une paranthèse sur ces fameux postes. Imaginez-vous un/une AS dans un service avec beaucoup de collègues. N'avez-vous jamais remarqués que dans une grande équipe vous aurez toujours une partie qui en fera plus que les autres? Attention je ne prétend pas en faire plus, j'ai moi même mes moments de flemme. Donc pour éviter « que ce soit toujours les même qui servent à manger aux patients en chambre » nous avons instaurés ce protocole.


Les avantages? Chacun sait ce qu'il a à faire et aucun plateau ne sera oublié.

Les inconvénients? L'autre extrème qui se symbolise par un comportement trop « serré », qui manque d'indulgeance voir même de bon sens.

Un exemple : l'organisation dit que le midi un AS répond aux sonnettes du début du service et un autre à celles du fond. Un patient doit être recouché par deux AS, qui va aider la première? « Pas moi, ce n'est pas mon secteur »

Le ménage de la salle à manger peux bien attendre un peu tout de même non?


 

mardi 19 juin 2007, a 23:00
Le Choc, les conséquences.

Il serai bon de faire une petite explication un peu plus technique pour comprendre certaines choses du quotidien à venir dans ce blog.


Paraplégique, Tétraplégique.

Nous parlons de personnes paralysées respectivement des membres inférieurs ou des quatres membres. Ils sont aussi appellés bléssés médulaires.

Lors du Choc, la colonne vertébrale à subie un choc ou une comprésion qui a lésée la moëlle épinière, chemin emprunté par l'influe nerveux partant du cerveau pour aller juste dans vos muscles (et moi qui disais ne pas faire dans le technique...). Plus la lésion est haute, plus la paralysie sera importante.



Les problèmes qui suivent sont plus nombreux qu'on ne le pense (moi le premier avant d'arriver dans ce service). Je me suis souvent posé la question s'il était bon de parler de tous en détails car combien de gens j'ai vu arriver suite à un accident de la route à cause d'une prise de risque?? Je vous assure que les spots de la Prévention Routière seraient très différents si l'on montrai non pas les conséquences dans l'instant mais plutôt la vie après l'accident.



Je ne m'engagerai pas plus dans ce débat. D'abord par ce que je ne veux pas dénigrer le travail de la Prévention Routière (loin de là), ni faire de la démagogie mais aussi par ce que je crois que toutes les personnes paralysées n'aimerais pas que l'on montre à tous ce qu'ils vivent aux quotidien. Et pourtant que ce quotidien est dur à vivre...

 

mardi 19 juin 2007, a 22:59
Le service

Je travaille depuis quatre ans dans un service de rééducation et de réadaptation fonctionelle. Pour faire simple nous dirons qu'ici des personnes para et tétraplégiques sont accueillies afin d'y retrouver une certaine autonomie malgré leur handicap.


Avant d'arriver chez nous ces personnes ont, souvent, subies un accident de la route (avec certaines circonstances comme alcool, drogue ou fatigue), domestique ou une maladie. Alors qu'en réa on pense au présent, à l'urgence, en rééducation on pense aux jours, semaines, mois et années suivantes (Aucune compraison entre le travail de ces deux services n'a de valeur qualitative nien entendu).


Vous venez de vivre un drame, votre corps n'est plus comme avant, comme faire pour vivre maintenant?

 

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Voici le carnet d'un Aide-Soignant qui décide de parler de son métier. Expériences, questions, joies, juste de quoi remplir un blog :-)

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