| mardi 21 août 2007, a 02:28 |
| Réaction enflammée d'un patient et réactions adaptées. |
Je voudrai parler d'un jeune patient
que nous avons reçu il y a quelques semaines et en particulier
de ses réactions vis à vis de ce qu'il vit et des
attitudes que nous pouvons avoir face à lui.
Je l'appellerai Matt. Il a 21 ans et
est tétraplégique à cause d'un mauvais plongeon
dans la mer et d'une vague qui a suivie... je vous laisse imaginer
l'horreur de la situation.
Ce jeune homme qui est tout sauf
méchant possède un caractère bien trempé.
Il aime que les choses soient faites quand il le demande et comme il
le veux. Alors s'installe des situation parfois problématiques
selon les organisations du service et ses besoins. Il lui est même
arrivé plusieurs fois de traiter de noms d'oiseaux plusieurs
membres de l'équipe soignante sous le coup de la colère.
Il y a peu, un problème de peau
nous a forcé à décider de ne pas lever Matt au
fauteuil à cause du risque que cela ne vire à
l'escarre. Quand il a appris cela il a piqer une grosse colère
et a lancer des insultes aux soignants présents. Prémière
réaction : vous êtes choqués par son attitude
alors que vous avez agis pour sa santé et selon le protocole
du service (rougeur --> pas de levé). Mais ensuite vous
vous rendez compte que ce jeune homme vis un moment de drame et de
frustration intense. En parlant un peu avec lui j'ai compris qu'il
avait une très grande motivation pour récupérer
un maximum d'autonomie et que que le fait d'être assis en
fauteuil électrique lui a fait beaucoup de bien (se déplacer
seul, allez dehors, voir les autres patient etc...). Et nous, nous
lui demandions de rester toute une journée dans sa chambre
avec une chaleur étoufante.en plus il loupai sa séance
de kinésithérapie si importante à ses yeux car
source de retour à l'autonomie. Cela il me le dit parmis des
larmes et des insultes envers l'interne qui avait prie la décision.
Question aux soignants qui lisent ce
texte : Qu'elle est la priorité dans un cas comme celui-ci? La
préservation de sa peau car celle-ci est fragile et un soin
d'escarre est long et lourd? Ou son bien être sachant qu'il est
en grande soufrance intérieurement?
Personnellement je me pose des question
car si je veux aller dans le sens de ce patient et souhaite lui
donner une bouffée d'oxigène en le levant, quelques
heures par exemple, j'accompagne aussi son attitude qui est la prise
de risques. Plusieurs fois nous lui avons déconseillé
certaines choses en prétextant qu'il se mettait en danger mais
lui ne semblai pas s'en soucier (encore une fois le dénis pour
ceux qui on lus l'article plus haut).
Bref il a finalement passé sa
journée au lit bon grés mal grés, la peau se
soigna d'elle même et il put retourner au fauteuil le
lendemain.
Mais l'histoire ne se termine pas comme
ça et il y a beaucoup de choses à dire de cette scène
révélatrice de beaucoup de question sur notre métier
et de l'hôpital.
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