| mardi 21 août 2007, a 02:59 |
| Des décisions, des réflextions et des règles qui font loi |
Les attitudes que nous avons face aux
patients sont essentielles dans notre travail. Nous ne nous occupons
pas de simple objet ou produits mais bel et bien de personnes et donc
une décision ne se prend pas sans réflextion.
Face à un problème,
l'équipe soignant à ce que l'on apelle le protocole du
service. Dans l'article précédent nous avons un
problème de peau qui peut dégénérer à
l'escarre et qui implique de ne pas lever le patient pour éviter
tout appui sur la zone fragile. C'est décidé ainsi et
pas autrement, c'est le protocole. Celui-ci a fait plusieurs fois ses
preuves puisques des centaines de rougueurs ont disparues, mais il ne
laisse plus beaucoup de place aux initiatives personelles et aux
exceptions.
C'est un risque, à force de
faire pareil pour tous on en vient à suivre les consignes sans
trop réfléchir et donc à imposer NOS décisions
aux patients sans trop se soucier de leur avis.
La Directrice de mon école
d'Aide-Soignant nous avait mis en garde face à un attitude à
laquelle on arrive facilement. Celle du « JE suis le
soignant professionnel qui sait et VOUS êtes le patient qui
avez besoin de MOI et de MON avis » Elle nous disais aussi
qu'en effet le patient a besoin de nous aujourd'hui mais demain cele
pourrai très bien être nous qui aurions besoin de lui
dans un autre contexte.
Cette philosophie ne plait beaucoup car
elle permet de garder un peu d'humilité et de rester humble
face aux gens. Oui le patient ne sais pas au début ce que
c'est qu'une escarre et comme on y arrive. Oui il a des comportements
à risque vis à vis de lui même et parfois
plusieurs mois ou années après l'accident. Vous pouvez,
voir devez lui dire ce que vous en pensez dans son intérêt
mais ensuite n'oubliez pas que cela reste son corp et sa vie et qu'il
en reste le seule maître. Ne pas décider pour autres,
quand on est soignant c'est difficile car on demande aux patients de
nous faire confiance dans nos gestes et nos décisions.
Un petit exemple concret? Vous etes en
maison de retraite ou en service de long séjour, une personne
agée grogne ce matin car elle ne veux pas être lévée
n'y aller à sa séance de kiné. Très
souvant on verra l'équipe la forcer gentiment à se
lever par ce que « vous n'allez pas rester au lit toute la
journée, et puis ça va vous faire du bien de
bouger... » Il n'y a pas des jours où on aimerai
rester au lit?...
J'ai plusieurs fois entendu des
patients que l'on apelle des « anciens » car
présents dans le service depuis un moment on d'autres qui sont
retournés chez eux, nous dirent qu'ils n'appliquent plus
certaines méthodes proposées chez nous et qu'ils ne
s'en portaient pas plus mal voir même mieux. Comme quoi
l'hôpital n'a pas toujours raison.
Vous qui lisez ces lignes et qui
maintenant êtes décidés à changer les
choses dans votre service ou établissement, je vous souhaite
bien du courage !! ;-) Car vous allez faire face à une équipe
ancrée dasn ses habitudes et ses organisations inscritent dans
les murs comme dans une plaque de marbre (que même Moïse
il pourrai pas les briser ^^ ). On appelle cela nager contre le
courant...et j'en parlerai dans le prochain article.
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